Bilan et compte rendu de la manif’ contre Frambois

Nous avions donné rendez-vous à midi et demie à l’aéroport pour dénoncer la détention administrative et les renvois forcés que subissent des centaines de migrant-e-s en Suisse. La manif’ faisait écho à l’étape finale de la marche européenne des sans-papiers. Environ 200 personnes – pas mal pour un lundi après-midi! – ont défilé en scandant des slogans contre l’Europe-forteresse et la répression, tels que : « Libérez tous les sans-papiers » « Mur par mur, pierre par pierre détruisons les centres de rétention » « Les papiers au feu, les flics au milieu  » ou « expulsons tous les policiers » … La sono arrive en renfort quelques minutes après le rassemblement et rythme le cortège au son du rap et du reggae. Les flics, présents et bien visibles, surveillent les manifestant-e-s qui marchent compact-e-s et déterminé-e-s derrière des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Stop renvois, fermons Frambois  »  » Des papiers pour tous ou pas de papiers du tout  »  » Les papiers ça brûle » 

La marche se dirige vers Vernier pour faire une halte devant le centre des requérant-e-s d’asile des Tattes, puis, après une prise de parole de solidarité elle continue sa route vers Frambois. Des tracts sont distribués tout au long de la marche.

A quelques centaines de mètres du centre de Frambois, nous nous heurtons à un barrage de policiers munis de leur équipement anti-émeute. Bien déterminé-e-s à pique-niquer devant le centre, nous exprimons clairement notre volonté de passer. La police pour toute réponse n’a pas hésite à faire usage de spray au poivre, pulvérisé à quelques centimètres des visages de manifestant-e-s les forçant à reculer. Toujours calmes, les manifestant-e-s ont pris soin de s’éloigner en restant groupé-e-s. Au vu de la violence de l’agression policière et du produit utilisé, les plus touché-e-s par le gaz ont eu besoin de plusieurs dizaines de minutes avant de pouvoir marcher à nouveau. Le chemin de retour s’est encore fait au rythme de quelques slogans et chansons.

Ensuite nous avons regagné le centre-ville toutes ensemble et puis nous sommes dispersé-e-s.

Aucune arrestation n’est à déplorer.

Une bonne journée de lutte pour abolir les frontières et ce monde de galères.

Quant à Frambois, on lâche rien, ce n’est qu’un début !

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